[J.-M. Gentizon & T. Hunkeler, « Jean-Pierre Rochat, disciple indiscipliné de Ramuz », Quinzaines, mai 2020]
« À intervalles réguliers, la littérature fait naître des voix d’écrivains qui résonnent différemment. Des figures marginales en apparence, mais qui peu à peu se révèlent typiques, ou du moins caractéristiques d’une époque, d’une mentalité, d’un pays. Des auteurs qui revendiquent farouchement leur liberté mais sans le crier sur les toits, qui se contentent d’écrire, patiemment, obstinément. En Suisse, on pense évidemment au grand Ramuz, ou à Jean-Marc Lovay […] Plus récemment, il y a Jean-Pierre Rochat, ce paysan devenu écrivain sans cesser d’être paysan, berger, éleveur. Depuis 1982, l’auteur jurassien construit peu à peu une œuvre qui reflète son quotidien, les travaux et les jours, sans jamais verser dans un réalisme de bas étage. […] Versatile et espiègle, l’écriture de Rochat fait entendre des accents de révolte et de violence comme elle sait se muer en méditation bucolique, en chant de l’amour sensuel, en hymne aux forces de la nature et des animaux. »

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