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ISBN 978-2-913904-28-6 | 13,5 x 20 | 144 p.

Joëlle Basso n’aime pas tuer le temps. Elle le savoure, autant que possible, avant de nous le donner à lire. Des fragments d’enfance ou d’âge adulte épiés par un regard singulier qui en renouvelle les apparences et leur confère une dimension mythique. Un doudou devenu « Poupe », « Dubon-Dubonnet » dans un espace d’attente, une rencontre avec une petite fille errante… Ce qui nous frappe, dans ces récits où le lyrisme à la Chandler définit le cadre, ce sont les personnages, tous assurés de leurs bons sentiments, de la justesse de leurs analyses, en dépit du fiasco de leurs entreprises. Un humour iconoclaste qui parfois vire au noir.

« Un pas rapide m’a sortie de ma songerie. Quelqu’un qui arrivait en sens inverse et fonçait droit devant. C’était une enfant qui se détachait de la foule. À ses gestes mouvementés et tendus, ses mains levées vers son visage balayant ses cheveux, à sa bouche ouverte et tordue par l’émotion, je compris qu’elle pleurait. Le plus surprenant c’était de la voir avancer de ce pas vif, ne cherchant aucun secours autour d’elle. »


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ISBN 978-2-913904-20-0 | 13,5 x 20 | 144 p.

Budapest, New York, Genève… Au fil des textes, d’un lieu, d’une date à l’autre, apparaît un personnage inlassable, à la fois optimiste et désabusé, tantôt acteur, tantôt témoin d’un quotidien émouvant, tragique, dérisoire.

« Tous les ministres de l’intérieur devraient, obligatoirement et de par la loi, faire un stage de réfugié (politique, économique, ethnique, religieux, peu importe) sans argent et sans papiers, mais surtout sans papiers, ou alors avec des papiers maladroitement falsifiés, dans un pays étranger avant de prendre possession de leur portefeuille, de leur fauteuil, de leur chaise roulante, de leur chaise à bascule, de leur chaise à porteurs, de leur chaise percée, de leur chaise électrique, de leur Père-Lachaise, de leurs sbires, de leurs prérogatives, prébendes, avantages en nature et contre nature, du pouvoir ! oh, du pouvoir ! Ce stage coercitif et parfaitement antidémocratique pourrait aussi être imposé aux policiers, en tenue, en civil et entre les deux. »


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ISBN 978-2-913904-51-4 | 13,5 x 20 | 156 p.

Le peintre et homme d’affaires Andor Berki remémore dans ce recueil de nouvelles avec sa modestie proverbiale les célébrités qu’il a rencontrées et qui l’ont marqué, façonné : Rembrandt, Vermeer, Monet, Atatürk, Charlot, Doris Day, le Membre ou Dieu.
Au passage, il raconte comment il a amassé son immense fortune et l’usage qu’il en a fait.
Et la fin du volume reprend l’étude sémio-linguistique du début : comment se rendre à Tours, à Romorantin ou dans le Vercors en dépit de l’obstruction de l’invisible préposée numérique assise dans le répondeur de la SNCF qui ne comprend pas les r  tels qu’on les roule en Hongrie.

« Une grande pièce, deux toiles. Sur le mur de droite, un autoportrait de Rembrandt. L’un des plus beaux. Rembrandt vieux. Il ne se faisait pas de cadeau. Bien au contraire. Regardez comme je suis vieux et laid. Mes yeux, tristes, pétillent d’intelligence. J’ai compris toute la misère du monde. D’ailleurs, j’y ai participé largement. Les femmes, l’argent, la renommée, la gloire. Notre place dans ce monde. J’ai compris tout cela, et malgré cette compréhension, je n’ai pas été à la hauteur, je n’ai pas été différent de vous. Que d’erreurs. Je n’ai pas pu, ou pas voulu, résister. Aux femmes, à l’argent. À l’attrait de la renommée. À la grossièreté de la réussite, à sa vulgarité. Même moi. […]
– Assieds-toi, m’a dit Rembrandt.
J’ai demandé la permission de prendre un fauteuil. En face de la peinture. En face du peintre. M. de Lesenseigne a discrètement quitté la pièce. J’ai ramassé mon courage au creux de mon estomac.
– Vos Trois arbres… Maître… Tout y est. Moi aussi, j’aimerais, comme vous… L’art, votre technique, le travail des mains, des yeux et aussi du cœur, le savoir-faire, taille et contre-taille, le talent, et aussi le sujet, la vie des gens, le pêcheur, l’arrière-pays, et l’amour, les amants cachés dans le feuillage, le ciel au-dessus. Et l’Au-delà… […]  Vous êtes le philosophe assis dans le noir sous l’escalier en colimaçon et vous êtes aussi le tout petit peintre devant l’énorme chevalet… Je ne sais pas comment vous dire… J’aimerais, oh j’aimerais tellement, moi aussi… Moi aussi, je suis un petit peintre devant l’immensité de l’art… Que dois-je faire ? ai-je demandé.
– Ce que tu veux. Cela n’a pas d’importance. Seul le geste compte. Et le désir.
Nous nous regardâmes longtemps, moi et Rembrandt van Rijn. Je luttais contre les larmes.
Il me dit :
– Andor, la réalité est décevante. Et la vie n’a aucun sens. Peins. »



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ISBN 978-2-913904-17-0 | 13,5 x 20 | 144 p.

À Bobo Dioulasso – Burkina Faso –, une femme regarde croître le tas d’ordures devant sa porte, une autre balaie sans fin la poussière des rues… Ces vieilles dames africaines au teint trop clair sont des métisses, des orphelines essaimées par la colonisation. Au fil des récits, un in­cident mineur, une rencontre, ravivent chez elles la douleur sourde avec laquelle elles ont toujours vécu : la négation de leur identité. En écho, de plus jeunes femmes et des fillettes enjambent la mer et se croisent. Au supermarché de Guignicourt, la petite Salimata, fraîchement débarquée du Burkina, tente de se rendre invisible aux Blancs. À Tounouma, quartier de Bobo, Rachel, venue de France à la recherche de son père, devient sans le savoir la «fille-africaine minute ».

« Ce n’était pas une enfant bien élevée, car elle traversa la cour sans saluer personne, pas même Jeanne, à qui elle réclama abruptement de l’eau. La vieille femme lui reprocha ses manières mais alla quand même lui remplir une calebasse au robinet. Quand la fille eut fini de boire, elle resta plantée là, laissant brusquement tomber le pagne noué qui lui servait de balluchon. Le paquet chuta sur le sol, manquant d’écraser un poussin qui s’enfuit en pépiant.
– Mes parents m’ont chassée, dit-elle. Parce que j’ai piqué la grossesse avec un touriste. »



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ISBN 978-2-913904-30-9 |  | 144 p.

Soleils ardents, cités lointaines, cafés, chambres d’hôtels… Des amants séparés s’écrivent d’un bout à l’autre du monde. Afin de mieux s’attendre ou se rejoindre un jour, ils décrivent la passion qui les unit comme l’un des lieux qu’ils traversent. Un otage, emmuré dans une cave, au contact d’un fruit écrasé, à l’odeur acidulée, découvre soudain qu’il fait encore partie du monde des vivants Des voyageurs, hommes ou femmes, se croisent, s’éblouissent un instant à la lumière de l’autre, évitent ou non de s’y brûler…

« Elle se retire de la terrasse. En fermant les yeux comme un chat, il sent combien il adore la vie d’hôtel, combien tous ces hôtels où il a vécu un temps plus ou moins court incarnent pour lui autant de centres du monde. Il fait alors le vœu que ce cœur-là ne s’arrête jamais de battre. Ce cœur commun aux voyageurs, aux hommes et aux femmes ardents ou détachés, au travail, perdus, amoureux, inaptes à tout ou magnifiquement accomplis… »


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ISBN 978-2-913904-14-9 | 13,5 x 20 | 80 p.

La conductrice est au volant, les mains à dix heures dix. À travers le pare-brise elle saisit des fragments d’un quotidien auquel elle communique un étrange effet de contraste. Des camions, des voitures, des carrefours, des segments de routes et d’autoroutes apparaissent et disparaissent. Des silhouettes aussi. Dans ces notations fugitives, ces croquis à l’humour léger, affleure la tendresse de l’auteur pour ses personnages de rencontre. En contrepoint, dans l’Auto, touche par touche, la conductrice prend corps.
Certains piétons tout discrets, en retrait sur le trottoir, n’espèrent visiblement plus qu’un véhicule leur cède le passage. Ils attendent seulement que la route se dégage. Mais il arrive que ces piétons-là fassent preuve d’indifférence voire de hauteur à l’égard de ceux ou celles qui s’arrêtent pour les laisser traverser. Comme quoi l’être humain, et donc le piéton, peut en une fraction de seconde passer du « je n’attends rien » au « on me doit tout ».

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ISBN 978-2-913904-29-3 | 13,5 x 20 | 128 p.

Erika vient de loin, d’un Nord-Est brumeux et froid. Lorsqu’elle évoque son retour au pays natal, elle se désigne comme la demie-revenue, celle qui ne sera plus désormais qu’à demi-présente. Elle parcourt le monde avec une soif vraie de découvrir, connaître, renaître à chaque étape. Elle ne décrit pas le voyage mais ce moment unique où, ailleurs, on est autre, tremblant de ne plus se retrouver, espérant délicatement se perdre. Vingt-et-une histoires d’amour où l’autre, à jamais absent, se présente comme en un rêve pour pervertir ou nimber le présent de caresses intimes, l’illuminer parfois.

« Le soleil levé monte vite. Le monde met en place ses ombres. Accélération. Les ombres glissent. Elvire a trouvé ce qu’elle n’a pas cherché. La lumière se tisse. Le désir se colore. L’envahit. L’angoisse de devoir se séparer de l’inconnu la secoue plus douloureusement que les sursauts du bus. Elle veut rester assise devant lui jour et nuit dans ce même vieux bus. Elle ne veut plus rien d’autre qu’être dans la proximité de l’homme au collier de lotus. »



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ISBN 978-2-913904-01-7 | 13,5 x 20 | 96 p.

Décapante peinture de la Suisse profonde contemplée par un berger qui descend parfois de sa montagne et ricane. Il décrit alors simplement, lucidement, comiquement ce qu’il a vu. De Trouchca, le réfugié à queue de bouc, à Barnabé, Firmin, Oscar, et l’abominable oncle Albeure, transhument des personnages hilarants. Les enfants puent, les animaux crèvent, le racisme ordinaire devient extraordinaire et même Dieu délire enfin. De grandes vagues de tendresse tempèrent la férocité de ce tableau. De mouton bêlant on peut alors devenir amoureux, mais loup.

« Faites-vous couper les oreilles en pointe, limer les canines en pointe, abandonnez votre regard niais et servile pour un œil farouche et nerveux, dressez la queue. »

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ISBN 978-2-913904-33-0 | 13,5 x 20 | 104 p.

Chansons d’amour, hymnes à la joie, paroles de dérision face à la vie, à la mort, parcourent ces textes écrits avant que le coq chante. Les femmes, les bêtes, Dieu, font partie de ce voyage lyrique et désabusé. Après les précédents livres de Rochat, ce Livre de chevet reprend, mine de rien, une parole aussi caustique, et juste un peu plus grave.

«…Un amour platonique, le mot est revenu avec le premier étage, plat et tonique, plat du corps et tonique de la tête. Une giclée de son parfum puis elle s’en va. Elle est là dans ce que tu gardes, ses fleurs bleues, son jus d’orange pendant que tu pressais ses citrons frais. J’avais un endroit poétique, situé dans sa petite ville à l’heure de la canicule. L’endroit était tellement érotique que le platonique avait mal aux dents. »

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ISBN 978-2-913904-09-5 |  | 112 p.

Jean-Pierre Rochat écrit comme il respire, à pleins poumons, en haut de sa montagne à la belle herbe grasse, dans la partie francophone du canton de Berne. Au petit matin brumeux, alors que persiste la mémoire des rêves, il note ses incursions dans l’étrange, puis sort soigner ses bêtes. Les messages qu’il nous adresse sentent la chèvre, le cheval ou le sapin. Ce sont « les mini-romans de sa vie ». De courts récits, tour à tour narquois, lucides ou graves, par lesquels il nous insuffle sa folie, son appétit d’amour et sa poignante reconnaissance de la mort. Les fêlures insoupçonnées d’un éleveur de chevaux nous « montent au cerveau en finesse ».

« La première fois que je vous ai vue, un printemps, je me souviens, un jour de printemps ensoleillé, j’étais dans le parc, sous l’eau, j’étais encore sous l’eau, je jouais avec la neige de pétales de cerisiers, mon amour, tu as soufflé ton odeur dans le tuba, c’était divin, la vie revenait sur la terre. »

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ISBN 978-2-913904-02-6 | 13,5 x 20 | 128 p.

D’Abidjan à Bangkok, Alger ou Paris, escale après escale, des fragments d’histoires saisies entre deux camions, deux bateaux ou deux pannes d’ascenseur. Comme dans un kaléidoscope, les personnages se figent un instant, surpris, épinglés par le plaisir ou le malentendu, pressés de poursuivre ou de fuir leurs fantasmes, puis le tableau se décompose et change. Autour du récit résonnent l’avant et l’après de ces vies entrevues, machine grinçante, la vie continue.

« Parfois j’ai l’impression qu’une puissance maléfique nous guette. Elle nous observe quand on s’agite dans la boue. Elle a regardé le vieux griffer la tôle en crevant et ça l’a fait marrer.
– C’est Dieu dont tu parles, glousse Pierrot. Il épluche son œuf et le sale. »



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ISBN 978-2-913904-42-2 | 13,5 x 20 | 128 p.

Une mine d’or à l’orée du désert. Afin d’extraire le précieux minerai on utilise du cyanure, qui empoisonne les marigots alentour. Pour l’instant, ce sont les zébus qui crèvent. Du côté d’Aden, une femme va mourir en accouchant de son seizième enfant. Plusieurs jours de chameau jusqu’à l’hôpital. Un homme malade, fuyant Paris où il devrait entreprendre un traitement, élit comme ultime refuge une plage du Mexique nommée Playa de los Muertos.
D’autres lieux encore : le delta de l’Orénoque, une plantation d’oliviers en Provence… Onze récits violents ou tendres, traversés par des personnages féminins qui crèvent l’écran — Capé l’Indienne, Alice la compagne du narrateur… Onze histoires qui nous entraînent avec humour et crudité dans un univers cruel et plein de surprises.

« Les jours d’harmattan c’est pire encore, cela devient viscéral, je déteste le Patron. Sa Mercedes surgit toujours à l’improviste. Elle franchit en klaxonnant les barbelés du poste de garde à l’entrée de la mine. Elle stoppe au milieu du parking désert des invités, soulevant le peu de poussière rougeâtre qui ne volait pas déjà. Alors il ouvre la portière et descend, un cigare à demi consumé entre ses dents blanchies au bicarbonate. »


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ISBN 978-2-913904-32-3 | 13,5 x 20 | 120 p.

Au cœur de la plupart de ces nouvelles, qu’elles traitent de l’adolescence ou de la maturité, il y a les inventions du désir et ses multiples dérapages. Des personnages passent, hésitent, désorientés par la rudesse des rencontres et leur propre incapacité à décoder le regard d’autrui. Entre plaisir de la causticité et art de la concision, on retrouve les acteurs – sceptiques et crédules, cyniques et sentimentaux – de ces mini-drames, à jamais ancrés dans leurs contradictions.

« –Tu m’écoutes ? Oui, bien sûr, il l’écoute. Sa voix est enrouée, un début d’angine, précise-t-elle. Une autre station. La fille s’impatiente. Elle prend l’initiative. Elle plaque ses lèvres aux siennes. Pétrifié, il ne pense qu’à ce début d’angine dont elle lui a parlé. Lorsque la rame décélère, elle se décolle et chuchote.
– Je suis arrivée. À demain. Sa voix enrouée. La rame s’immobilise. Pardon, pardon. Elle joue des coudes et descend, l’abandonne, le visage en feu, au milieu des voyageurs. C’est court, trois stations, pour comprendre une femme. »



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ISBN 978-2-913904-12-5 | 13,5 x 20 | 128 p.

Des histoires a priori quotidiennes où soudain, entre deux mots, se glisse une dissonance. L’horizon bascule. L’anecdote grince un instant. Confrontés à l’ironie du sort, les personnages s’empêtrent dans leurs contradictions. De l’obéissance à la révolte, de l’ennui à la sensualité brutale, du fatalisme à l’humour noir et la déprime, ils esquivent pour mieux rebondir ou s’enlisent.

« Epifanio m’accueille comme si j’étais son fils. Il me propose une bière. Je lui demande du café. Longtemps, je surveille la tasse avant d’y toucher.
– Bois, me dit l’oncle, ça ira mieux.
– Où sont les autres, j’interroge. Où est Capé ? D’un geste vague, il montre sur le fleuve les barges des mineurs. Les mineurs et la prostituée. Je trouve le café imbuvable.
– C’est difficile de gagner sa vie quand on n’est pas dans la police, admet Epifanio. »

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ISBN 978-2-913904-19-4 | 13,5 x 20 | 128 p.

Les rives de l’Orénoque à la saison des pluies, une fondrière en travers d’une piste africaine, un wagon de TGV stoppé en rase campagne… À la fois décors et pièges. Dix récits narquois, voire cyniques, nourris de petits riens qui dégénèrent, d’indices annonciateurs de catastrophes frôlées ou accomplies. Une morale s’esquisse, équivoque, entre ce qui aurait pu être et ce qui a été.

« Il pense qu’il n’a jamais séduit une femme à jeun. Ou plus exactement, qu’à jeun, il n’a jamais séduit une femme. Parce que lui, ivre, a séduit des femmes à jeun. Donc responsables de leurs actes. Qui l’ont aimé comme il était. Ivre. C’est réconfortant. D’ailleurs, il a également séduit des femmes ivres. Pour un peu, il s’assoupirait. Il baille. »