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ISBN 978-2-913904-29-3 | 13,5 x 20 | 128 p.

Erika vient de loin, d’un Nord-Est brumeux et froid. Lorsqu’elle évoque son retour au pays natal, elle se désigne comme la demie-revenue, celle qui ne Cheap Omega Replica sera plus désormais qu’à demi-présente. Elle parcourt le monde avec une soif vraie de découvrir, connaître, renaître à chaque étape. Elle ne décrit pas le voyage mais ce moment unique où, ailleurs, on est breitling replica uk autre, tremblant de ne plus se retrouver, espérant délicatement se perdre. Vingt-et-une histoires d’amour où l’autre, à jamais absent, se présente comme en un rêve pour Cheap Breitling Replica pervertir ou nimber le présent de caresses intimes, l’illuminer parfois.

« Le soleil levé monte vite. Le Cheap IWC Replica monde met en place ses ombres. Accélération. Les ombres glissent. Elvire a trouvé ce qu’elle n’a pas cherché. La lumière se tisse. Le désir se colore. L’envahit. L’angoisse de devoir se séparer de l’inconnu la Cheap Breitling Replica secoue plus douloureusement que les sursauts du bus. Elle veut rester assise devant lui jour et nuit dans ce même vieux bus. Elle ne veut plus rien d’autre Omega Replica Watches qu’être dans la proximité de l’homme au collier de lotus. »



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ISBN 978-2-913904-45-3 | 13,5 x 20 | 88 p.

Dans une maison de retraite, un vieillard, sur le point de mourir, vit une amitié passionnée avec un voisin de chambre, Victor. Tandis que celui-ci se tient dans le silence, celui-là est saisi d’une irrépressible parole, pleine de souvenirs, d’imprécations et de reproches. Il y a beaucoup de vie dans cette fin de vie, beaucoup d’intensité, du délire aussi. S’y rencontrent pêle-mêle, et de façon cocasse, dans une logique folle, les herborisations de Victor et Dieu, le métier de tailleur et le verbe, l’or d’une dot impayée, le schtetl, une traversée ratée en Amérique. Malgré son caractère orageux, cette amitié permet cependant au vieil homme de résister à la violence institutionnelle, de trouver des raisons de vivre et de mourir dans un milieu qu’on devine insupportable. En explorant différents registres de langage, l’auteur suit au plus près les méandres d’une pensée qui va sans les contraintes qu’exigent les nécessités de la vie ordinaire.

« L’un parle, tandis que Victor se tait… et qui d’autre que moi pourrait provoquer sa colère puisqu’en dehors de nous il n’y a dans cette maison rien ni personne, et entre nous depuis longtemps rien que mon bavardage et son silence, où je vais m’engouffrer une fois pour toutes. »

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ISBN 978-2-913904-50-7 | 13,5 x 20 | 80 p.

Une veillée d’armes pour une étrange fête laïque, quelque part dans un village du Dauphiné, à l’écart des grandes routes ; sa place, son école, ses habitants dont quelques-uns se présentent, majuscules et uniques. Une très spéciale fête locale se prépare. Locale ?… seulement ?… Le narrateur, traducteur inquiet, récemment installé là avec sa famille, déchiffre dans cette folle journée de récréation une moisson de signes joyeux et graves, dissidents.

« Une journée se terminait en beauté, qui arrachait à l’ordinaire la nourriture même de ses espérances. À une journée de paix succédait une autre, et tout était là, et il se sentait oppressé. Il découvrait que la paix est une compagne rude, sans compromissions. »


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ISBN 978-2-913904-14-9 | 13,5 x 20 | 80 p.

La conductrice est au volant, les mains à dix heures dix. À travers le pare-brise elle saisit des fragments d’un quotidien auquel elle communique un étrange effet de contraste. Des camions, des voitures, des carrefours, des segments de Cheap IWC Replica routes et d’autoroutes apparaissent et disparaissent. Des silhouettes aussi. Dans ces notations fugitives, ces croquis à l’humour léger, affleure la tendresse de l’auteur pour ses personnages de rencontre. En contrepoint, dans l’Auto, touche par touche, la conductrice prend corps.
Certains piétons tout discrets, en retrait sur le trottoir, n’espèrent visiblement plus qu’un véhicule leur cède le passage. Ils attendent seulement que la route se dégage. Mais il arrive que ces piétons-là fassent preuve d’indifférence voire de Cheap Rolex Replica hauteur à l’égard de ceux ou celles qui s’arrêtent pour les laisser traverser. Comme quoi l’être humain, et donc le piéton, peut en une fraction de seconde passer du « je n’attends rien » au « on me doit tout ».

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ISBN 978-2-913904-34-7 |  | 110 p.

Sur les versants herbeux du Haut-Jura bernois, une drôle d’empoignade avec la montagne, la solitude et la dureté du quotidien. Jeune homme en colère qui a fui la ville, Rochat se retrouve là-haut avec une chèvre, un cheval et le cul des vaches qu’il garde pour les paysans d’en bas. À la lueur indécise de l’aube, quand les rêves sont encore au bord des dents, il traduit la musique du vent qui secoue les feuillages. Chronique de la vie d’un berger de 20 ans, éditée une première fois au début des années 1980.

« La journée finie, pour couper court à la mélancolie-du-soleil-couchant, je sautais sur Médaille et parcourais la montagne jusqu’à une heure très avancée de la nuit. […] Une main dans la crinière, le cul trempé par la sueur du cheval, j’étais bien. Je me rappelle un sentier tapissé de feuilles humides, où l’on n’entendait plus marcher Médaille, où mes pensées devenaient plus intenses. »

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ISBN 978-2-913904-10-1 | 14,5 x 21 | 240 p.

Ce livre est le bilan des effets d’une surdité de perception tardivement diagnostiquée. L’auteur mêle à la relation de ses expériences traumatisantes l’analyse des situations affrontées et des solutions qu’il met alors en œuvre. Dans sa lutte quotidienne pour « entendre comprendre » les autres et « combler les blancs » de leurs mots, il tisse son propre système de perception. Par-delà la solitude et l’angoisse, il réinvente sa participation au monde, il s’y fond. Il y crée.

« Elle tire de sa poche une montre et, la retenant par le bracelet de cuir noir, la colle contre mon oreille droite. « Entends-tu le tic-tac ? ». […] Je sais bien sûr ce qu’est un tic-tac, que les montres font tic-tac, je l’ai lu, je l’ai entendu dire, et à la maison, dans la salle à manger, il y a une horloge au balancier nonchalant. Elle me demande si j’entends un tic-tac et je suis décontenancé. Qu’on me demande, là, d’entendre quelque chose que je n’entends pas. Que je n’entende pas ce que l’on me demande d’entendre. Mais est-ce que j’ai bien entendu ce qu’elle m’a demandé ? Si elle me met la montre sur l’oreille, c’est pour que j’entende le tic-tac. […] Je fais des efforts. Je voudrais attraper le son. Je n’y arrive pas. Je dis non. »


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ISBN 978-2-913904-21-7 | 14,5 x 21 | 128 p.

Sur le site Internet d’une association hollandaise défile une liste de quatre mille morts, la plupart inconnus, hommes, femmes et enfants qui ont voulu émigrer et se sont noyés dans les douves de la forteresse Europe. C’est le point de départ de ce texte qui n’est pas un roman, ni un reportage, pas plus qu’une analyse ou un message politique, mais plutôt une prière profane, un hommage rendu aux morts, une forme d’espoir, celui que la liste d’Internet cesse un jour de s’allonger.

« Il y en a un qui court toujours, s’en est sorti, a nagé, a atteint la côte, sain et sauf, a échappé au détroit, à la liste. Il court à travers les pays. L’Espagne, la France, il court. On entend son souffle pff, pff, et le bruit mat de ses semelles pff, pff, sur l’asphalte des routes. Personne ne peut l’attraper. Il double les villes, traverse les banlieues, choisit les parcours. Et les papiers ? Non, rien, personne ne demande les papiers d’un coureur. D’autres l’imitent au risque d’éventer le truc. Courir, maintenant, on va soupçonner ceux qui courent. À force, tant de coureurs remontent que l’on a fait des statistiques, des graphiques dans des revues. »


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ISBN 978-2-913904-53-8 | 13,5 x 20  cm | 154 p.

Un goût de terre argilo-calcaire, une odeur de chemins vicinaux, de voies de petite communication et au fond coule une rivière qui ferme le passage.
Le narrateur, de retour comme Ulysse dans le pays de ses aïeux, retrouve sa demeure et se fond dans un décor de prés, d’arbres et d’eaux, à l’affût des traces inscrites dans ce paysage agreste. Au gré de notations bienveillantes ou caustiques, par petites touches,se dessine un portrait impressionniste et secret d’une campagne vivante.
Passent les saisons, les travaux et les jours, page après page ce carnet bruissant de surprises initie notre regard au charme de ces lieux.
En contrepoint pourtant, un phénomène récurrent, étrange, une anomalie de circulation automobile, inquiète et lentement recouvre le voisinage d’une ombre d’incertitude…

Si je ne bouge pas, c’est aussi parce que je suis autrement préoccupé, et par une image étrange. Oublieux des flocons qui passent devant le carreau, je regarde sur l’écran un cliché de Google Earth. De l’espace intersidéral, figuré par une Terre bleue perdue dans le noir, allégorie du désespoir, je me suis approché virtuellement des toits de mes maisons qu’un satellite espion a photographiés un beau jour d’été sans nuage.
Je suis comme un oiseau, un busard peut-être, immobile à mètres d’altitude. D’une légère pression du majeur, je descends un peu, pour me trouver à hauteur du troisième étage d’une tour Eiffel dont les piliers se trouveraient au niveau
de la mer. Nous sommes le 17 juin 2004 : c’est écrit au bas de l’écran. Dans le pré qui longe la rivière, derrière le lavoir, la fenaison est achevée. Je le vois à ce fond jaune orangé de la parcelle qui tranche sur le vert un peu gris, un peu grumeleux, des champs et des arbres, ceux-là rassemblés en une coulée moutonnante, trahissant le lit méandreux de la Noue. Des stries pâles ondulent sur le pré et forment un autre méandre, chemin régulier et tortueux qu’a tracé la faucheuse.


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ISBN 978-2-913904-28-6 | 13,5 x 20 | 144 p.

Joëlle Basso n’aime pas tuer le temps. Elle le savoure, autant que possible, avant de nous le donner à lire. Des fragments d’enfance ou d’âge adulte épiés par un regard singulier qui en renouvelle les apparences et leur confère une dimension mythique. Un doudou devenu « Poupe », « Dubon-Dubonnet » dans un espace d’attente, une rencontre avec une petite fille errante… Ce Omega Replica qui nous frappe, dans ces récits où le lyrisme à la Chandler définit le cadre, ce sont les personnages, tous assurés de leurs bons sentiments, de la justesse de leurs analyses, en dépit du fiasco de leurs entreprises. Un humour iconoclaste qui parfois vire au noir.

« Un pas rapide m’a sortie de Omega Replica ma songerie. Quelqu’un qui arrivait en sens inverse et fonçait droit devant. C’était une enfant qui se détachait de la foule. À ses gestes mouvementés et tendus, ses mains levées vers son visage balayant ses cheveux, à sa bouche ouverte et tordue par l’émotion, je compris qu’elle pleurait. Le Cheap Replica Watches plus surprenant c’était de la voir avancer de ce pas vif, ne cherchant aucun secours autour d’elle. »


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ISBN 978-2-913904-31-6 | 13,5 x 20 | 128 p.

Ses livres et la cigarette, ses petits boulots, son quartier (Belleville), les hommes qui passent et celui qui va rester constituent le quotidien, traité avec humour, d’une jeune femme dont le programme est « lire la nuit, rêver le jour à ses lectures ». Un texte qui s’adresse aux grands lecteurs, aux fumeurs, aux ex-fumeurs, aux immigrés, aux lettrés, aux CPE, aux emplois précaires, aux jeunes femmes délurées, aux amateurs de romans d’amour.

« Le libraire pense que j’ai l’enthousiasme des néophytes, il ne le dit pas mais je suis sûre qu’il le pense. La différence essentielle entre lui et moi, c’est que lui vit en ménage avec les livres alors que je suis juste amoureuse de la littérature. Il n’y a qu’une seule solution pour en finir avec le discours, avec ce rapport amoureux, arrêter de tourner autour du pot : écrire un livre. Je vends donc tout Camus sans avoir rien réglé des questions qu’il soulevait en moi, j’achète pour un mois de tabac et prends la décision de mûrir l’idée d’écrire le temps que durera le tabac-Camus. »


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ISBN 978-2-913904-55-2 | 17x22,5 | 30 p.

Au fil de ces pages se trouve proposé un assortiment d’écritures contraintes à même d’offrir diverses voltiges verbales.
Ces figures fugitivement autobiographiques évoluent sur un ton grave ou farceur, voire irrévérrencieux. Elles prennent la forme de calligraphies un peu « foldingues », dessinées au plus près.
Pour ce qui est de l’éclosion de ces lignes, leur stimulus, résolument oulipien, aura consisté en une élimination « au pif » et à l’oreille de la moitié des sons formant le langage. Une sorte d’hétérophonie presque musicale se perçoit sans tarder à la lecture orale…

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ISBN 978-2-913904-18-7 | 13,5 x 20 | 96 p.

C’est un fragment d’enfance au temps de Radio Days. Une gamine éperdue, dont les pensées ne cessent de tourbillonner, s’interroge sans fin sur l’avant, l’après d’un incroyable instant. Elle mène, dans un décor paisible de briques rouges et de lilas, une guerre secrète, acharnée, pour achever de se constituer, pour se reconstituer malgré la cassure. Elle cherche des issues à sa stupeur et se consume dans l’attente.

« La cour de notre maison était comme un théâtre à ciel ouvert… Selon les saisons, j’admirais la blancheur de la neige ou du lilas, mais aussi la verdure, les rayons du soleil, la pluie, le vent, et, d’une façon générale, les intempéries, que je comparais aux dérèglements des personnages qui jouaient dans les pièces. L’un deux s’appelait l’Absent. C’était un homme mystérieux dont les autres parlaient avec un mélange d’espoir et de colère. »

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ISBN 978-2-913904-62-0 | 13,5 20 cm | 84 p.

Deux enfants, deux « petites » peu pressées de grandir, saisies sur quelques saisons de sursis, « à l’abri des fracas du monde ». On avance dans le récit comme dans un tableau de Chardin ou de Sisley : tout à la fois un conte d’enfance composé par touches successives impressionnistes et un journal d’adulte penché sur des scènes encore imprégnées de secret et dont les résonances font songer aux compositions de Paul Delvaux. Entrent en scène le jardin, la maison et ses dépendances, l’intendant et la grand-mère, les petites filles, le chien, les mères. Une évocation intemporelle de charmes mystérieux, un regard d’enfant implacable.

« Les petites se perdaient parfois entre les choses qui font du bien et celles qui font du mal. De temps en temps elles se persiflaient des insultes au visage, l’œil luisant. Elles se frappaient sur le bout des doigts pour se souvenir qu’elles étaient réveillées, dans le monde silencieux des verrières aux nervures de cuivre, dans la cabane sous le platane, dans la maison derrière le portail vert. »

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ISBN 978-2-913904-43-9 | 13,5 x 20 | 88 p.

Une femme raconte : son mari est atteint d’une maladie incurable. La paralysie gagne peu à peu tout son corps, il ne peut plus parler, bientôt il ne pourra plus rien. Il a décidé de mettre fin à ses jours avant d’en arriver là, et c’est de sa femme qu’il attend assistance. Elle lui a promis d’être avec lui jusqu’au bout.

« Quand il semblait impossible que tes gestes, tes regards, ce pauvre filet de voix qui subsistait s’amenuisent, ils s’amenuisaient pourtant. Ta fin n’en finissait pas.
Il y a dix ans j’avais joué dans Fin de partie, et toute la famille s’était mise à parler au quotidien avec des répliques de Beckett.
« Quelle heure est-il ?
– La même que d’habitude. »
« Ça va ?
– Ça avance. »
Et puis bien sûr la première réplique que nous citions souvent : « Fini, c’est fini, ça va finir, ça va peut-être finir. »



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ISBN 978-2-913904-39-2 | 13,5 x 20 | 96 p.

Au hasard d’un réaménagement de poste, l’auteur, enseignante, est envoyée dans un EREA – Établissement régional d’enseignement adapté – accueillant, de la 6e au CAP des jeunes en grande difficulté scolaire. EREA qui rassemble à Paris des élèves pour la plupart franco-africains.
Cet ouvrage vient s’inscrire dans la réflexion entreprise sur l’ensemble de la question de l’enseignement en France, en ce moment. Qui sont ces enfants, comment vivent-ils hors de l’école, comment peut-on, à Paris, en 2008, poursuivre une scolarité professionnelle sans ressources, parfois sans domicile et sans papiers ?

Première heure du matin. Nous venons de nous asseoir, j’ouvre mon cahier d’appel. Un élève m’interpelle : « Vous ne trouvez pas cela bizarre, je veux dire, ça vous fait quoi d’être la seule Blanche dans cette salle ? »


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ISBN 978-2-913904-52-1 | 21 x 30 cm | 24 p.

Tirage limité, disponible seulement sur le site.


Je suis né à l’hôpital Beaujon, à Clichy-sous-Bois, un an après la fin de la Deuxième Guerre mondiale. C’est dire que ma vie est marquée par la joie de vivre qui éclate après ces terribles années, par le désespoir qui naît des horreurs qu’on découvre à ce moment, et par l’angoisse de mes parents, qui ont vécu quatre ans dans la peur.
J’ai commencé à peindre très jeune. La première huile que j’ai faite, à onze ans, est une toile qui représente la Sainte Victoire depuis les terres rouges de Baurecueil, où j’ai passé plusieurs années de suite mes vacances de Pâques.
Devant le goût que je manifeste pour la peinture, et une certaine habileté, mon père m’inscrit à l’Atelier des moins de quinze ans au musée des Arts décoratifs. Très vite, je serai orienté sur l’atelier de modelage, où je fais preuve d’un certain talent. Mais j’aurais voulu continuer à peindre.
Je pratiquerai la sculpture encore longtemps. Comme assistant de Valentine Schlégel, céramiste et sculpteur, comme enseignant aux Beaux-Arts de Paris dans les années soixante-dix. Mais en 72, après une bouffée délirante, je deviens fou. Je veux dire que je connaîtrai vingt ans d’errance, de misère, et d’hospitalisations diverses.
Les choses iront mieux pour moi au début des années 90. Je retrouve un atelier où je reprends mes recherches picturales de façon continue. En même temps je poursuis des études de lettres à l’Université. En 2003, je m’installe à la campagne, où je vis et je travaille aujourd’hui.
J’ai notamment exposé à l’espace Concept, à Villejuif, dans la galerie Trafic, à Ivry-sur-Seine, et aux Ateliers de la vis sans fin, à Sainte-Anne-la-Palud.

— Francis Bérezné, 2009

Francis Bérezné s’est suicidé le 17 octobre 2010.

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ISBN 978-2-913904-01-7 | 13,5 x 20 | 96 p.

Décapante peinture de Cheap Breitling Replica la Suisse profonde contemplée par un berger qui descend parfois de sa montagne et ricane. Il décrit alors simplement, lucidement, comiquement ce qu’il a vu. De Trouchca, le réfugié à queue de bouc, à Barnabé, Firmin, Oscar, et l’abominable oncle Albeure, transhument des personnages hilarants. Les enfants puent, les animaux crèvent, le racisme ordinaire devient extraordinaire et même Dieu délire enfin. De grandes vagues de tendresse tempèrent la férocité de ce tableau. De mouton bêlant on peut alors devenir amoureux, mais loup.

« Faites-vous couper les oreilles en pointe, limer les Cheap IWC Replica canines en pointe, abandonnez votre regard niais et servile pour un œil farouche et nerveux, dressez la queue. »

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ISBN 978-2-913904-41-5 | 13,5 x 20 | 112 p.

Il y a un homme appelé Abraham Heddad, qui d’abord voit et marche beaucoup, puis qui devient aveugle et continue de marcher. Il y a sa femme, Selma, leurs filles, Ami et Ismaële, et le garçon qui emmène Ismaële. Le garçon lui dit le bruit qu’il a dans la tête, alors Ismaële lui dit le bruit qu’il y a dans la sienne, et ça fait un sacré boucan. Puis il y a la route, les combines, les rencontres et les morts.
Une famille dominée par la silhouette patriarcale de Heddad. D’une génération à l’autre, le temps ne compte pas. Il revient à la dernière fille de la lignée de reconstituer l’histoire, car « on ne peut pas vivre que du séparé ».

Moi, j’ai coupé les cheveux de ma mère, tout courts. On a rempli tout un sac avec. Les jours suivants, le matin, elle est montée sur le toit. Elle allait jusqu’au dernier étage, le dixième, elle prenait l’escabeau, et elle s’accrochait à l’antenne de télévision pour grimper. Depuis là on pouvait voir notre immeuble d’avant, mais elle le regardait pas.
Elle s’asseyait, et le vent était pas pareil dans ses cheveux courts. Alors elle murmurait, mais elle voulait pas qu’on dise que c’était des prières. C’était des murmures, pas plus, pas moins.



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ISBN 978-2-913904-02-6 | 13,5 x 20 | 128 p.

D’Abidjan à Bangkok, Alger ou Paris, escale IWC Replica Watches après escale, des fragments d’histoires saisies entre deux camions, deux bateaux ou deux pannes d’ascenseur. Comme dans un kaléidoscope, les personnages se figent un instant, surpris, épinglés par le plaisir ou le malentendu, pressés de poursuivre ou de fuir leurs fantasmes, puis le tableau se décompose et Cheap Breitling Replica change. Autour du récit résonnent l’avant et l’après de ces vies entrevues, machine grinçante, la vie continue.

« Parfois j’ai l’impression qu’une puissance maléfique nous guette. Elle nous observe quand on s’agite dans la boue. Elle a regardé le Cheap Breitling Replica vieux griffer la tôle en crevant et ça l’a fait marrer.
– C’est Dieu dont tu parles, glousse Pierrot. Il épluche son œuf et le Cheap Omega Replica sale. »



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ISBN 978-2-913904-42-2 | 13,5 x 20 | 128 p.

Une mine d’or à l’orée du Omega Replica Watches désert. Afin d’extraire le précieux minerai on utilise du cyanure, qui empoisonne les marigots alentour. Pour l’instant, ce sont les zébus qui crèvent. Du côté d’Aden, une femme va mourir en accouchant de son seizième enfant. Plusieurs jours de chameau jusqu’à l’hôpital. Un homme malade, fuyant Paris où il devrait entreprendre un traitement, élit comme ultime refuge une plage du breitling replica uk Mexique nommée Playa de los Muertos.
D’autres lieux encore : le delta de l’Orénoque, une plantation d’oliviers en Provence… Onze récits violents ou tendres, traversés par des personnages féminins qui crèvent l’écran — Capé l’Indienne, Alice la compagne du narrateur… Onze histoires qui nous entraînent avec humour et crudité dans Breitling Replica Watches un univers cruel et plein de surprises.

« Les jours d’harmattan c’est pire Cheap IWC Replica encore, cela devient viscéral, je déteste le Patron. Sa Mercedes surgit toujours à l’improviste. Elle franchit en klaxonnant les barbelés du poste de Cheap Breitling Replica garde à l’entrée de la mine. Elle stoppe au milieu du parking désert des invités, soulevant le peu de poussière rougeâtre qui ne volait pas déjà. Alors il ouvre la portière et descend, un Cheap Replica Watches cigare à demi consumé entre ses dents blanchies au bicarbonate. »


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ISBN 978-2-913904-57-6 | 13,5 x 20 cm | 80 p.

Au jour le jour, cette ballade des femmes du temps jadis… et de leur délicieuse descendance actuelle trace les séquences d’une longue vie amoureuse entre le Val de Travers et le lac de Bienne, avec des mots toujours aussi abrupts pour dire la dureté quotidienne de la vie du paysan de montagne, des mots qui ont la saveur des baies sauvages, une odeur de racines âpre, rugueuse comme la gentiane. Mais le bouchoyeur est un tendre élevé à la dure par l’Oncle Marc dont la figure et la mort sont le pivot de cet hymne à la vie.

«À quoi, pensez-vous ? me dit-elle face à mon stylo levé et mes points d’interrogation dans les lunettes qui se teintaient au soleil. Elle veut peut-être voir mes yeux, peut-être que mes yeux arriveront à lui insuffler tout le bonheur qu’ils éprouvent à la dévisager de près. Je suis couché sur le dos et je ronronne c’est une impression, elle me gratte le ventre, la vérité c’est que je pense à trop de trucs en même temps pour tenir commerce d’esprit lucide. Je suis rempli de tendresse pour elle, un coq chante, nous sommes une fin d’après-midi ensoleillé de printemps précoce, les merles chantent déjà, les merles c’est gratuit et pourtant ça vaut tout ce que tu peux payer très cher à écouter comme concerts et matériel d’écoute compliqué, ensemble dans le silence, les merles viennent se rouler dans nos oreilles comme à la piscine, nous sommes saisis dans le papier cadeau de l’instant présent.»


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ISBN 978-2-913904-40-8 | 13,5 x 20 | 112 p.

Il existe dans le Vermont, USA, quelques vieilles lois très étranges : il est illégal de nier l’existence de Dieu, il est illégal de siffler sous l’eau, les femmes ne peuvent porter de fausses dents sans autorisation écrite de leur mari. C’est dans cet État, à Burlington, que Michael Maurice Myers, ancien soldat, est chauffeur de taxi. Signes distinctifs, il est Indien, manchot et entouré d’une famille étonnante. C’est aussi le père jusque-là inconnu de l’auteur. Leur première rencontre se déroule sans effusion excessive :

– Bonjour. J’espère que je ne vous réveille pas.
– Non, si, en fait je me levais.
– Désolé… voilà… c’est très étrange… Avez-vous fait
votre service militaire en France ?
– OH. JE SAIS QUI VOUS ÊTES.
– Vous savez ?
– Vous voulez entrer ?
– Vous êtes sûr ?
– Oui.


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ISBN 978-2-913904-32-3 | 13,5 x 20 | 120 p.

Au cœur de la plupart de ces nouvelles, qu’elles traitent de l’adolescence ou de la maturité, il y a les inventions du désir et ses multiples dérapages. Des personnages passent, hésitent, désorientés par la rudesse des rencontres Cheap Replica Watches et leur propre incapacité à décoder le regard d’autrui. Entre plaisir de la causticité et art de la concision, on retrouve les acteurs – sceptiques et crédules, cyniques et sentimentaux – de ces mini-drames, à jamais ancrés dans leurs contradictions.

« –Tu m’écoutes ? Oui, bien sûr, il l’écoute. Sa voix est enrouée, un début d’angine, précise-t-elle. Une autre station. La fille s’impatiente. Elle prend l’initiative. Elle plaque ses lèvres aux Omega Replica Watches siennes. Pétrifié, il ne pense qu’à ce début d’angine dont elle lui a parlé. Lorsque la rame décélère, elle se décolle et chuchote.
– Je suis arrivée. À demain. Sa Cheap Breitling Replica voix enrouée. La rame s’immobilise. Pardon, pardon. Elle joue des coudes et descend, l’abandonne, le visage en feu, au milieu des voyageurs. C’est court, trois stations, pour comprendre une femme. »



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ISBN 978-2-913904-36-1 | 13,5 x 20 | 96 p.

« J’entre enfin »… en matière, en écriture, en transe ? Un jeune sans-abri, déconnecté, débarque sur une île de la banlieue parisienne pour y squatter une « petite maison jaune ». Sans repères de temps ni d’espace, travaillé par le doute et la peur, il subit de plein fouet les agressions du monde extérieur. Coupé de tout sur son île, retranché dans ce logis provisoire, il s’interroge et fantasme sur les agissements mystérieux d’un couple de voisins. Il reste malgré tout branché sur le monde à travers l’invention de sa survie quotidienne. Et quand il quittera son refuge, ce sera, peut-être, pour s’en sortir.

« Au milieu du fleuve existe un territoire que la géographie et l’Histoire ignorent, où nous vivons, isolés, insoumis, marginaux, atteints de folie douce, nous agitant de mouvements incompréhensibles sous les yeux des gens du Continent. Une foule invisible, massée le long des berges, nous observe avec curiosité. Les avortons mal finis, presque humains que nous sommes, s’y déchirent âprement entre deux trêves, divergent infiniment de points de vue et de manières de vivre. »

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ISBN 978-2-913904-00-2 | 13,5 x 20 | 96 p.

Paris 1960, du vendredi au lundi de Pâques. Jacques Besse, sans logis, le ventre vide, déambule de Montparnasse aux Buttes-Chaumont, d’Austerlitz­ à Sébastopol, passant et repassant par Singe-des-Prés, le cœur de la ville. Marcheur halluciné, insomniaque et fragile, il sillonne les rues et nous entraîne sur un rythme cassé, heurté. À la fois acteur et spectateur de ce parcours que « ses fiancées » viennent hanter, il est comme ivre de son texte à mesure qu’il le vit, sa faim nous tenaille, vraie faim d’amour et de reconnaissance.

« J’entre à Singe-des-Prés comme un hareng défaille. Il y a péché dans les œufs si cette chaleur qui me prend le cœur est contredite. Je m’enfouis dans les rues au sud de la Seine. Quartier des Beaux-Arts. Pas un franc. J’ai affreusement soif et rien à foultre. J’y découvre au hasard un ancien ami, il est bourgeois mais bon artiste. « Bonjour. Tu n’aurais pas cent balles ? » Il a peur, ce salaud, mais me les lâche. J’ai cent francs et cherche voluptueusement un zinc. »



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ISBN 978-2-913904-26-2 | 13,5 x 20 | 106 p.

Insatiable conteur de la houle et du ressac, Jean-Pierre Gandebeuf contemple à pleines journées la lumière, «d’ailleurs, le jour voyage vite». Pour notre plaisir et pour le sien, il se fait chantre de tout ce qui anime les vastes étendues d’eau changeantes
J’attends que la mer devienne bleue et mince comme du papier
«Ce sera mon meilleur atelier pour chanter l’aube au high quality rolex daytona replica printemps.»

De Cassis à Porquerolles, de Tanger à Roscoff, son siège social c’est «le ventre des calanques où dorment les galets». Cet ancien journaliste du Dauphiné Libéré est devenu le griot du «peuple majestueux des amers».

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ISBN 978-2-913904-03-3 | 13,5 x 20 | 88 p.

Deux courts récits, l’un dense, chahuté, violent, l’autre où l’on entrevoit peut-être la sortie du tunnel… Le choc des souvenirs de l’hôpital psychiatrique : images de lieux, de corps mutilés, de visages éteints, relayées par les mots. Après le « tu » qui seul permet au narrateur d’établir la distance nécessaire au travail de la mémoire, reviennent la parole ou le « je » et une pensée qui vagabonde.

« La porte de la chambre est grande ouverte et tu regardes depuis le couloir ce corps nu un peu informe allongé sur le ventre bien au milieu du lit la tête et la nuque et les cheveux et les bras et les jambes comme les bras d’une chemise les jambes d’un pantalon soigneusement étalés avant de s’en habiller et ses fesses blanches informes au bas du dos la raie des fesses courte étroite bien dessinée et plantée au milieu la tige de verre du thermomètre comme une pointe sèche dans un encrier… »



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ISBN 978-2-913904-60-6 | 13,5 x 20 cm | 80 p.

Un jour d’été, un écrivain paysan du Jura bernois quitte sa montagne, ses terres et ses bêtes pour s’aventurer le temps d’une soirée et d’une nuit dans un autre monde à l’occasion d’une manifestation littéraire dans une station de villégiature des Alpes valaisannes. Là il arrive, avec sa barbe foisonnante, sa vigueur terrienne et son regard caustique, chargé d’une histoire dont il va, comme les autres auteurs invités, offrir au fil des heures quelques aperçus détonants. À la lueur d’une lune perplexe se confrontent entre la scène et le public des mondes totalement hétérogènes. La joute apparaît périlleuse. Chez lui, chèvres et vaches attendent son retour, narquoises, sceptiques quant au bien-fondé de l’entreprise.

« Les acteurs de la Nuit de la nouvelle sont éphémères, comme les revenants ils craignent la lumière du jour, moi le paysan j’ai pas peur d’y mettre les pieds, tout en laissant une parcelle de mon cœur en la Nuit de Saint-Maur. »

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ISBN 978-2-913904-61-3 | 13,5 x 20 cm | 82 p.

Ils vont, ils viennent. Leurs vies, leurs amours se croisent, se frôlent, se rapprochent, se perdent. Voyages, échanges, amitiés, amours, ils semblent d’une disponibilité infinie. Parfois, de la terrasse de café où elle s’attarde, lit ou écrit, elle voit passer l’un d’eux. Ils sont intemporels. Paris leur appartient, même si aimantés ailleurs ils ne cessent de partir. Paris les attend, comme leurs pareils nomades et rêveurs d’entre les guerres du siècle dernier, comme ces jeunes flambeurs d’aujourd’hui debout sur les places publiques au petit matin.

Dessins de Manon Giguere et photographies de Pascal Gonzalez

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ISBN 978-2-913904-44-6 | 13,5 x 20 | 96 p.

Il y a le chien. C’est une chienne, mais le père dit le chien. « La niche le chien ». Peu doué pour les mots, le père, dans sa bouche, ils claquent comme des ordres. Pas le temps de parler, il se tue à la tâche et, quand la colère le prend, il sait mieux manier la laisse que le langage.
Solitaire, « fort au calcul », autiste peut-être, l’enfant trouve refuge auprès des animaux, ses semblables. C’est ainsi qu’aux portes mêmes de sa maison, entre « campagne » et « colline », il crée pour lui seul un monde enchanté qu’il traverse, léger.
Mais voilà qu’arrive un petit frère, et la violence du monde adulte gagne inéluctablement les enfants…

« J’étais né, je n’étais pas né, je ne sais pas. Mais j’ai entendu toute l’histoire. Elle attendait ma naissance cette fable. Les coups, je les ai comptés. Mon frère me soufflait le nombre pour pas que j’oublie. Il répétait, tu es seul à savoir, le seul avec moi, et je répétais. 22 exactement. Il y en eut 22. Moi je dis pareil, 22 aussi. Je vois le sang sur la table. Le goût, je l’ai sur les lèvres. L’air était rouge, incroyablement. Cerise. Carmin. Écarlate. Vermeil. Cramoisi. »



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ISBN 978-2-913904-51-4 | 13,5 x 20 | 156 p.

Le peintre et homme d’affaires Andor Berki remémore dans ce recueil de nouvelles avec sa modestie proverbiale les célébrités qu’il a rencontrées et qui l’ont marqué, façonné : Rembrandt, Vermeer, Monet, Atatürk, Charlot, Doris Day, le Membre ou Dieu.
Au passage, il raconte comment il a amassé son immense fortune et l’usage qu’il en a fait.
Et la fin du volume reprend l’étude sémio-linguistique du début : comment se rendre à Tours, à Romorantin ou dans le Vercors en dépit de l’obstruction de l’invisible préposée numérique assise dans le répondeur de la SNCF qui ne comprend pas les r  tels qu’on les roule en Hongrie.

« Une grande pièce, deux toiles. Sur le mur de droite, un autoportrait de Rembrandt. L’un des plus beaux. Rembrandt vieux. Il ne se faisait pas de cadeau. Bien au contraire. Regardez comme je suis vieux et laid. Mes yeux, tristes, pétillent d’intelligence. J’ai compris toute la misère du monde. D’ailleurs, j’y ai participé largement. Les femmes, l’argent, la renommée, la gloire. Notre place dans ce monde. J’ai compris tout cela, et malgré cette compréhension, je n’ai pas été à la hauteur, je n’ai pas été différent de vous. Que d’erreurs. Je n’ai pas pu, ou pas voulu, résister. Aux femmes, à l’argent. À l’attrait de la renommée. À la grossièreté de Cheap Breitling Replica la réussite, à sa vulgarité. Même moi. […]
– Assieds-toi, m’a dit Rembrandt.
J’ai demandé la permission de prendre un fauteuil. En face de Cheap Rolex Replica la peinture. En face du peintre. M. de Lesenseigne a discrètement quitté la pièce. J’ai ramassé mon courage au creux de mon estomac.
– Vos Trois arbres… Maître… Tout y est. Moi aussi, j’aimerais, comme vous… L’art, votre technique, le travail des mains, des yeux et aussi du cœur, le savoir-faire, taille et contre-taille, le talent, et aussi le sujet, la vie des gens, le pêcheur, l’arrière-pays, et l’amour, les amants cachés dans le feuillage, le ciel au-dessus. Et Cheap IWC Replica l’Au-delà… […]  Vous êtes le philosophe assis dans le noir sous l’escalier en colimaçon et vous êtes aussi le tout petit peintre devant l’énorme chevalet… Je ne sais pas comment vous dire… J’aimerais, oh j’aimerais tellement, moi aussi… Moi aussi, je suis un petit peintre devant l’immensité de l’art… Que dois-je faire ? ai-je demandé.
– Ce que tu veux. Cela n’a pas d’importance. Seul le geste compte. Et le désir.
Nous nous regardâmes longtemps, moi et Rembrandt van Rijn. Je Cheap Breitling Replica luttais contre les larmes.
Il me dit :
– Andor, la réalité est décevante. Et la vie n’a aucun sens. Peins. »



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ISBN 978-2-913904-15-6 | 13,5 x 20 | 112 p.

Deux récits de déraison. Il se dit vagabond, marche le jour dans la ville et le soir dort dans un centre pour sans-logis. Son esprit est comme à ciel ouvert. Des bribes de souvenirs se mêlent confusément à ses pas, à ses repas, à son sommeil. Chaque jour, il se rend à la Bibliothèque Centrale, noter sous une dictée intérieure qui ressemble fort à des voix un flot de propos issus de « la maladie d‘être dehors », dont il souffre. Singe, lui, parcourt aussi la ville, et collectionne des feuilles mortes qu’il classe fébrilement dans un herbier dérisoire. À l’occasion d’événements politiques exceptionnels, son excitation croît avec l‘agitation générale puis la déborde. Singe perd la tête.

« Franchissant le dernier repère qui l’attache au quartier : la bouche de métro qui affiche en lettres bleues “Place d’Orient”, il descend l’avenue d’Ourcq vers le fleuve à la vitesse de croisière qui ne le quittera plus jusqu’à la Bibliothèque Centrale, ouverte à tous. Un petit vent se lève qui fait tourbillonner de minuscules typhons de poussière, au ras du sol. Il les crosse du bout de ses vieilles chaussures, dispersant de fines particules qui scintillent dans la lumière. C’est l’affaire de quelques pas, et cela n’existe plus. Il aurait dû, pense-t-il, lui jurer fidélité, peut-être l’épouser… »


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ISBN 978-2-913904-63-7 | 13,5 20 cm | 86 p.

Nantes, la ville, sa forme ou le sentiment qu’elle en donne… Une citadine familière des lieux nous incite à glisser notre main sur ce tuffeau des murs, « Une tendresse nous vient pour cette pierre de fleuve dont est bâtie la ville », à capter dans Les Anneaux de Buren sa matière fluide, vents et remous de marée. Au fil de sa rêverie, la passante dérive, de « la Fabrique des sourds où l’on martelait les tôles de la dure nécessité » aux vestiges du passé négrier ou à la beauté du pont Éric Tabarly, « superbement libre comme la mer ».
Dans ce décor vibrant de présences, instants de ville, impressions d’hier et d’aujourd’hui se mêlent. Un poème de Cocteau, un tableau du port par William Turner, un air de musicien des rues, une gravure de Rodolphe Bresdin, un air de Bashung dans une friche industrielle. Point n’est besoin d’être nantais pour entrer dans ce rêve d’une ville.

« Dans cette géographie sensitive, déposée au plus profond, la première chose que l’on capte, c’est la douceur sensuelle du tuffeau. On a envie de l’effleurer d’une caresse furtive, cette pierre sans aspérités. Une tendresse nous vient pour cette pierre de fleuve dont est bâtie la ville. Sortie des calcaires marins, elle a sommeillé depuis des temps très lointains, tranquillement momifiée. On le sent : c’est le roman d’une ancienne mer. »


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ISBN 978-2-913904-24-8 | 14,5 x 21 | 160 p.

Il n’est venu de si loin, de la France d’exil, que pour enterrer sa mère à Mogador où, berbère, elle était née. Où, peut-être, elle l’avait engendré, lui, l’enfant sans père, le fils du vent, le bâtard. Avocat, spécialiste de droit international, il devrait très vite rentrer à Paris, y retrouver les farces dérisoires de la justice, mais dans le labyrinthe des ruelles serrées de Mogador, il s’enlise, s’englue jusqu’à devenir le disciple de Si Mohand, charmeur de mouettes et de goélands, qui arpente la casbah et nourrit les oiseaux.

« J’étais sur le point de quitter Mogador, Si Mohand, sans l’avoir vraiment connue, quand je vous ai vu pour la première fois. Vous étiez sur le front de mer, en tenue de muezzin, vêtu de la longue tunique noire qui vous tombe aux chevilles. […] Vous brandissiez un bâton en poussant des cris. Un premier goéland s’est présenté, suivi d’une mouette, et en quelques minutes, vous étiez entouré d’oiseaux. Ils affluaient de toutes parts, répondant à vos appels. Il en était même pour se poser sur vos épaules, arrachant de vos mains les viscères de poissons que vous leur tendiez. »



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ISBN 978-2-913904-12-5 | 13,5 x 20 | 128 p.

Des histoires a priori quotidiennes où soudain, entre deux mots, se glisse une dissonance. L’horizon bascule. L’anecdote grince un instant. Confrontés à l’ironie du sort, les personnages s’empêtrent dans Cheap Replica Watches leurs contradictions. De l’obéissance à la révolte, de l’ennui à la sensualité brutale, du fatalisme à l’humour noir et la déprime, ils esquivent pour mieux rebondir ou s’enlisent.

« Epifanio m’accueille comme si j’étais son fils. Il me propose une bière. Je lui demande du café. Longtemps, je surveille la tasse avant d’y toucher.
– Bois, me dit l’oncle, ça ira mieux.
– Où sont les autres, j’interroge. Où est Capé ? D’un geste vague, il montre sur le fleuve les barges des Omega Replica Watches mineurs. Les mineurs et la prostituée. Je trouve le café imbuvable.
– C’est difficile de gagner sa vie quand on n’est pas dans la police, admet Epifanio. »

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ISBN 978-2-913904-08-8 | 13,5 x 20 | 96 p.

Quelques mois dans la vie d’une petite fille dont l’univers mental et sentimental balance lentement, du cocon familial et protecteur de la maison où sa mère penchée sous la lampe de la cuisine confectionne une robe « fantaisie, sans excentricité », jusqu’à l’école où l’enfant découvre son nom, « BAILLEUL Annie », inscrit en violet sur un carton vert. Avant le terrain vague, frontière arbitraire entre ces deux mondes, il y a la chaude présence d’une mère qui fascine l’enfant, au-delà, l’apprentissage merveilleux des mots et de leur singulier pouvoir.

« Qui étais-je vraiment ? Petite fille habitée de mauvais rêves et traversée de fantômes, trouée comme une passoire par tous les pores de sa peau… Perméable à toutes les érosions et dérisions… Décapée, dépitée, décapitée à chaque déluge, nettoyée et vidée de ses émotions primaires… Notre maison était creuse et moi comme elle car l’école était pleine. »


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ISBN 978-2-913904-11-8 | 13,5 x 20 | 72 p.

Francis Bérezné découvre l’Art des fous lors d’un voyage à Lausanne en 1966. Cinq ans plus tard il est pris lui-même dans la spirale de la folie pour de nombreuses années. De cette conjonction naissent des dessins que l’on aurait pu dire « bruts », et une réflexion sur cet Art qui se prolonge jusqu’à aujourd’hui. Le récit se développe sur deux modes : l’évocation d’une période perturbée de la vie de l’auteur, l’expression d’une saine colère.

« Il est question de Jean Dubuffet dans ce texte. Il n’est pas nommé, mais c’est peut-être, comme Saint-John Perse le dit du soleil, parce qu’il est présent parmi nous. Parce qu’il continue d’éclairer l’Art des fous et des marginaux, ayant imaginé de le nommer « Art brut ». […] On n’a pas cessé depuis de distinguer l’Art des fous et des marginaux du reste de la création. Cela ne faisant qu’empirer. Au point que l’Art brut s’instituant dans des musées avec ses spécialistes, la situation de l’art dans les hôpitaux n’a fait généralement que se dégrader, à quelques exceptions près. »




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ISBN 978-2-913904-04-0 | 13,5 x 20 | 176 p.

La force de Tony, sur le ring comme dans la vie, c’est son jeu de jambes. Épuisé, hors d’haleine, il file à toute allure, de petits larcins en KO répétés. 
Car il a charge d’âmes, et le sens des responsabilités. Sans lui, ses courses effrénées et son dialogue avec les morts, qui nourrirait la sainte famille et le reste de la tribu ?

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ISBN 978-2-913904-58-3 | 13,5 x 20 | 84 p.

Le joueur est une joueuse, une petite fille rêveuse qui grandit dans les faubourgs de petites villes du Nord, où le retour de l’école le soir par des rues mal éclairées est un trajet périlleux. À travers les peurs et les jeux, et la marque indélébile d’un quotidien aride intensément évoqués, la simplicité des faits devient une épopée du bonheur familial.

« D’un coup de raquette, je lançais la balle à l’autre bout du monde connu. J’apprenais à baliser mon territoire, à en explorer les limites. La petite balle en caoutchouc avait la fonction d’un émissaire, elle décrivait de la terre vers le ciel et du ciel vers la terre des orbes et des courbes qui m’expliquaient l’univers. »

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ISBN 978-2-913904-13-2 | 13,5 x 20 | 144 p.

Une femme passe au crible de sa mémoire l’étrange histoire familiale. Elle s’efforce de lever le voile de quelque faute originelle et secrète. Pourquoi son père est-il devenu cet homme craintif qui a gravé en elle la peur des Autres et ses terreurs diffuses ? Des salons persans aux réalités parisiennes, elle explore les mille et une traces chatoyantes ou inhibées du passé et découvre les termes de sa propre présence au plus près des joies complexes du langage.

« Mon père, parfois, pour nous expliquer notre leçon d’histoire, prononçait pour nous tous ces noms fabuleux, et j’attendais, confite d’orgueil, que celui-là soit prononcé par lui, ces deux lettres nues qu’il modulait comme un cri lointain venu jusqu’à moi à travers vingt siècles et plus encore. Quelque chose dans la voyelle tremblait un peu, entre le « u » et le « ou », finissant chuchoté et vibrant, roulé comme un papyrus. Je l’aimais, le père de cette langue-là… »


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ISBN 978-2-913904-16-3 | 14,5 x 21 | 224 p.

Au cœur d’une ville méridionale revisitée de mémoire, l’auteur propose un voyage dans le temps autour des thèmes identitaires majeurs : le travail, les différentes immigrations, la modernisation.
Nostalgique et actuel, lyrique et combatif, ce récit intègre une histoire personnelle et une histoire urbaine exemplaire, celle de la ville de B., ville moyenne que l’on dit en déclin. Au fil de retours épisodiques, la narratrice, qui est partie, et son amie Madolaine, qui est restée, convoquent entre passé flamboyant et présent douteux – celui des repreneurs – les lieux et les personnages emblématiques de B. Un plaidoyer déchiré pour la survie d’une ville délaissée, de toutes les villes délaissées.

« Une ville, des villes, ce sont de vrais phénix, Madolaine ! Une ville, des villes, ça meurt et ça renaît, deux fois, trois fois, cinq fois. Notre ville, par exemple, même si elle risque de mourir, ce n’est pas la première fois, il y en a eu d’autres, même des pires et elle s’en est toujours tirée ! Occupée, meurtrie, mais aussitôt relevée elle recommence à vivre. Pour se sauver, elle se fait petite, sacrifie ses bords, redessine son cœur et tout autour dresse un mur. De ville ouverte elle devient ville forte. Jusqu’à ce que le mur s’effondre sous les coups de nouveaux ennemis. Et cette fois, quelle parade ? Elle fait la morte avant que n’entrent ceux qui viennent pour la tuer. Elle est sauvée. Il y a des villes aujourd’hui qui ne trouvent que ça : faire les mortes. C’est très risqué, évidemment. »


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ISBN 978-2-913904-05-7 | 13,5 x 20 | 96 p.

Certes, Gandebeuf doit être rangé dans un classeur à part. Entre Laforgue et Prévert, entre Complaintes et Paroles… Du côté de Queneau. Les rêves de Gandebeuf ont de multiples facettes. Ils sont cocasses ou (et) tendres, co(s) miques et (ou) quotidiens, désespérés ou apaisés.

«…par vingt degrés/de lassitude sud/là où/la sciure du mot/ par une délicate attention/exprime son édifiante misère. »

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ISBN 978-2-913904-35-4 | 13,5 x 20 | 112 p.

Les tambours pour la résonance et la pierre pour les murs du silence et de l’oubli. Un homme revient, après une longue absence, dans une ville portuaire du Sud. Trois destins que le temps a dispersés, trois protagonistes d’une histoire ancrée dans ce lieu, se croisent autour des « Titans », lourdes grues immobiles dans le chantier naval désaffecté. Un vieux boxeur dont la mémoire s’est effondrée, le photographe du chantier atteint par la maladie de l’amiante, et le narrateur, fils d’un des anciens ouvriers, qui entreprend une étrange enquête dont l’enjeu est la restauration de leur mémoire commune.

– La fibre, mon pauvre.
– L’amiante ?
– Une vraie saloperie qui vous rentre et vous éclate dans les poumons comme une grenade. Et ceux-là, je vous garantis, ils en ont bouffé. Tous les jours pendant des années. C’étaient eux qui changeaient les matelas autour des gros collecteurs de vapeur. Ils mangeaient avec. Ils buvaient avec. Ils fumaient avec. À chaque carénage, c’était carnaval ; la fibre volait comme du confetti. […] Tout à coup j’ai pensé à leurs femmes. Ce goût âpre qu’elles devaient sentir le soir en embrassant leurs bouches, le fiel de cette pourriture qui dévorait leurs hommes peu à peu.



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ISBN 978-2-913904-20-0 | 13,5 x 20 | 144 p.

Budapest, New York, Genève… Au fil des textes, d’un lieu, d’une date à l’autre, apparaît un personnage inlassable, à la fois optimiste et désabusé, tantôt acteur, tantôt témoin d’un quotidien émouvant, tragique, dérisoire.

« Tous les ministres de l’intérieur devraient, obligatoirement et de par la loi, faire un stage de réfugié (politique, économique, ethnique, religieux, peu importe) sans argent et sans papiers, mais surtout sans papiers, ou Omega Replica alors avec des papiers maladroitement falsifiés, dans un pays étranger avant de prendre possession de leur portefeuille, de leur fauteuil, de leur chaise roulante, de leur chaise à bascule, de leur chaise à porteurs, de leur chaise percée, de leur chaise électrique, de Cheap Rolex Replica leur Père-Lachaise, de leurs sbires, de leurs prérogatives, prébendes, avantages en nature et contre nature, du pouvoir ! oh, du pouvoir ! Ce stage coercitif et parfaitement antidémocratique pourrait aussi être imposé aux policiers, en tenue, en civil et entre les deux. »


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ISBN 978-2-913904-54-5 | 14 x 21  cm | 240 p. p.

Aux confins boisés du Chili austral, aux prises avec un monde ténébreux et sauvage évoqué avec un réalisme saisissant, deux êtres s’engagent aveuglément pour une vie commune pleine de fureurs et de dangers.
Leur histoire d’amour a la simplicité d’une tragédie ancienne. Prise en étau entre la nécessité et la loi de l’argent-roi établie sur l’exploitation des ressources primitives, leur destinée va devoir se frayer une solution déchirante.
Une tronçonneuse comme instrument des ténèbres pour offrir une chance à la vie... un adjudant de carabiniers d’une droiture religieuse égaré dans un monde de prévarication... un pasteur évangélique fou à lier qui endoctrine de pauvres bucherons... des bouviers gauchistes et leurs bêtes intrépides... sont les comparses de ce polar lyrique campé dans un Chili intemporel fouetté par la pluie et le vent.

« Grand-messe de puissance, de violence. Par une extrémité du bâtiment, béante à plein-vent, les grumes de bois boueuses, écorchées, se présentent en cortège, enchaînées, pendues à des portiques roulants. Le défilé fait pause quand chaque bille est à son tour déposée sur deux traverses aux pieds d’un homme. Seul parmi les présents à porter un casque argenté. Debout devant la grume dont le diamètre excède sa taille, l’homme en observe la coupe, marquée d’un signe rouge sang. […] Il doit savoir déterminer la qualité des grumes, leur fil. Comment, suivant l’angle de coupe, en tirer les poutres ou planches les plus belles, les plus longues, les plus résistantes.  […] Le tourne-bille de Valenzual est le meilleur du canton, de la région sans doute. Un homme précieux, peut-être irremplaçable. »


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ISBN 978-2-913904-25-5 |  | 112 p.

Au seuil de leur treizième année deux enfants se confrontent à la vie. Ils sont engagés dans une enquête – une quête du sens. Ils se posent, en toute innocence, des questions philosophiques, métaphysiques. Le monde a-t-il des bords ? Pourquoi des langues différentes ? Être un autre, c’est comment ? Dieu, ça existe ? Un peu ? Et si on coupe un ver de terre en deux, a-t-on doublé sa vie ? La drôlerie de cette enquête, dépourvue d’infantilisme, vient de ce qu’on découvre, au fil des pages, toute son actualité dans nos vies d’adulte. Et que la philosophie ne fait jamais que revisiter nos tourments d’enfant. Un livre limpide sur ce passage où un enfant cesse de l’être.

« Le mur du “non” s’était une nouvelle fois dressé. Depuis bien longtemps on connaissait son existence. On avait appris à départager le monde entier avec des « non ». Toute idée qui se présentait apportait oui ou apportait non. Déchirer les rideaux c’était non. Arracher les tulipes c’était non. Dire bonjour c’était oui. Le répéter plusieurs fois c’était non. […] Dire bonjour ou bonsoir à tous et à chacun c’était non. À la plupart des gens croisés, au hasard des rues, il fallait ne rien dire du tout. »



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ISBN 978-2-913904-17-0 | 13,5 x 20 | 144 p.

À Bobo Dioulasso – Burkina Faso –, une femme regarde croître le tas d’ordures devant sa porte, une autre balaie sans fin la poussière des Cheap IWC Replica rues… Ces vieilles dames africaines au teint trop clair sont des métisses, des orphelines essaimées par la colonisation. Au fil des récits, un in­cident mineur, une rencontre, ravivent chez elles la douleur sourde avec laquelle elles ont toujours vécu : la négation de leur identité. En écho, de plus jeunes femmes et des fillettes enjambent la mer et se croisent. Au supermarché de Guignicourt, la petite Salimata, fraîchement débarquée du Burkina, tente de se rendre invisible aux Blancs. À Tounouma, quartier de Bobo, Rachel, venue de France à la recherche de Cheap Breitling Replica son père, devient sans le savoir la «fille-africaine minute ».

« Ce n’était pas une enfant bien élevée, car Cheap Breitling Replica elle traversa la cour sans saluer personne, pas même Jeanne, à qui elle réclama abruptement de l’eau. La vieille femme lui reprocha ses manières mais alla quand même lui remplir une calebasse au robinet. Quand la fille eut fini de boire, elle resta plantée là, laissant brusquement tomber le pagne noué qui lui servait de balluchon. Le paquet chuta sur le sol, manquant d’écraser un poussin qui s’enfuit en pépiant.
– Mes parents m’ont chassée, dit-elle. Parce que Cheap Omega Replica j’ai piqué la grossesse avec un touriste. »



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ISBN 978-2-913904-33-0 | 13,5 x 20 | 104 p.

Chansons d’amour, hymnes à la joie, paroles de dérision face à la vie, à la mort, parcourent ces textes écrits avant que le Omega Replica Watches coq chante. Les femmes, les bêtes, Dieu, font partie de ce voyage lyrique et désabusé. Après les précédents livres de Rochat, ce Livre de chevet reprend, mine de rien, une parole aussi caustique, et juste un peu plus grave.

«…Un amour platonique, le mot est revenu avec le premier étage, plat et tonique, plat du corps et tonique de la tête. Une giclée de son parfum puis elle s’en va. Elle est là dans ce que tu gardes, ses fleurs bleues, son breitling replica uk jus d’orange pendant que tu pressais ses citrons frais. J’avais un endroit poétique, situé dans sa petite ville à l’heure de la canicule. L’endroit était tellement érotique que le Cheap Breitling Replica platonique avait mal aux dents. »

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ISBN 978-2-913904-64-4 | 14,5 21 cm | 116 p.

Fous d’amour, Mike et Nina pensent pouvoir échapper à l’Histoire, au poids de cet héritage qui leur colle à la peau.
Jeune Allemand, fils de Nazi, Mike fuit la demeure maternelle loin devant lui, « là où le nom de Franz Reinhardt ne dira rien à personne. »
Journaliste à Libé, gauchiste, fille de déportée, Nina refuse son étiquette de Juive de service, « Nina la juive. Nina Kiakowsky, le nom de mon père, un nom d’Israélite, voilà c’est dit. »
Un amour des années 1970 sous le vent de la révolte, dans le Nord de l’Allemagne, sur les plages désertes de Wijk aan Zee, à Lisbonne, à Paris. Nina, la Shoah-girl, et Mike, le fils de Nazi, se cherchent et se perdent, lui, fuyant la honte, elle, voulant savoir enfin qui elle est, voulant pardonner, mettre la douleur de côté.

« Entre elle et moi s’est engouffré le vent de la guerre. Moi, jeune Allemand, enfin pas si jeune que ça, me voilà de nouveau au pied du mur, Die Berliner Mauer. Demain, ce sera le marathon, j’aurai 78 ans. Depuis la chute du mur, le marathon réveille le bon peuple d’Allemagne. Moi, je marche, je sifflote The Wall, ma vieille mélodie. Sur son vélo, une jeune fille me dévisage, je n’arrive pas à fixer son regard. Sans cesse, je pense à Nina. J’imagine qu’elle va réapparaître, qu’elle va venir vers moi. Il m’a même semblé un instant que c’était elle, cette femme sur le vélo, cette femme qui passait. Dans mes songes, elle va comme un fantôme, vient à ma rencontre, un sourire, une caresse, un baiser. Sans un mot, elle repart si vite, si loin. Le rêve s’évanouit. Dans mon sac à souvenirs, tout est neuf, le temps se dissout, je reste le jeune homme de Recklinghausen, le bon, le mauvais de ma vie, je n’ai rien oublié.
Porte de Brandebourg, ce qui reste du mur de la honte est couvert de graffitis. J’aurais voulu écrire à la craie : chérie, sois tranquille, l’Allemagne sera jugée, je te le promets. »



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ISBN 978-2-913904-07-1 | 13,5 x 20 | 112 p.

Rue Lepic, le coiffeur est en deuil. Entre fable et rêve, absurde et divin, métamorphose et désespoir, une explosion de religiosité collective.
Maman vient de mourir dans sa cuisine, agenouillée devant la tête de veau qu’elle faisait blanchir pour le dîner. Je suis seul, dans sa chambre, en train de regarder la télévision et j’ai faim. Je ferais mieux de partir, d’aller dîner au restaurant, mais quelque chose me dit de ne pas la laisser seule avec l’animal, car de ma vie je crois n’avoir rencontré sur terre une tête de veau aussi bizarre.

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ISBN 978-2-913904-23-1 | 13,5 x 20 | 96 p.

De sa fenêtre une sentinelle insomniaque, poète sans le dire, guette la rue. Sa rue. Chaque jour, au rythme des quatre saisons, il délivre ce qu’il nomme « fadaises », un dire-bref, quelques lignes, peu de mots, à propos des tramways qui ferraillent, des commerces, des passantes, des fenêtres éclairées, des voisins qui observent à leur tour… Un théâtre animé, changeant au gré des coups de vent, des feuilles mortes, de la neige et des nuages fuyants. Un trait âpre et juste qui embellit ou surprend et fait rêver.

17 juillet
L’Austin noire garée tous les soirs sous la fenêtre appartient, je le sais à présent, à une dame aux cheveux orange, coiffée d’une crête. Ses talons claquent du bec.
15 octobre
La neige, cette nuit, a approché Belledonne, vague immature, échouée sur la rondeur des collines.
26 décembre
L’on entend hurler les tôles du froid. Accrochées par des pinces grises aux gouttières, elles tiennent, meurtries.

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ISBN 978-2-913904-59-0 | 13,5 x 20 cm | 96 p.

Consignant ses observations sur une vingtaine d’années entre les deux guerres, l’auteur (1887-1983) empli d’attention et de bienveillance cultive ses ruches avec amour « aux abords de la Montagne Noire, dans l’Aude », tant pour le miel qu’elles lui donnent que pour la connaissance du sujet qu’il en rapporte, et le plaisir de nous le faire partager. Une bonne dose d'anthropomorphisme fait du récit un délicieux mélange de sagesse paysanne et d’observation érudite.

« Pour ausculter la ruche, je l’ai déjà dit, on s’agenouille et l’on écoute tour à tour sur trois faces en négligeant le côté avant de la ruche.
On peut ausculter également en appliquant l’oreille sur le plafond. Vous devez entendre un léger bruissement, une rumeur sourde et régulière, d’une tonalité plutôt grave. Plus elle est prononcée, plus la population est dense. Lorsque la rumeur est courte, irrégulière, l’indice n’est pas satisfaisant. Vous percevrez surtout ce bruissement du côté occupé par le groupe de l’essaim, qui adopte généralement le côté le plus touché par le soleil. Pendant la belle saison vous pourrez accentuer le bruissement en tapotant légèrement avec deux doigts. En saison froide abstenez-vous-en, ou agissez légèrement, pour éviter l’émoi et la désagrégation du groupe.
Nous savons bien que, durant la période qui va du printemps à l’automne, il ne faut pas reculer devant des visites nombreuses, mais on ne doit pas les multiplier sans utilité.
Mon nouveau procédé d’auscultation réside dans l’emploi du stéthoscope, qui amplifie le son, mais il faudrait le perfectionner et augmenter la surface du pavillon écouteur.

Écoutez vos abeilles ! »



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ISBN 978-2-913904-09-5 |  | 112 p.

Jean-Pierre Rochat écrit comme il respire, à pleins poumons, en haut de Cheap Replica Watches sa montagne à la belle herbe grasse, dans la partie francophone du canton de Berne. Au petit matin brumeux, alors que persiste la mémoire des rêves, il note ses incursions dans l’étrange, puis sort soigner ses bêtes. Les messages qu’il nous adresse sentent la chèvre, le cheval ou le sapin. Ce sont « les mini-romans de sa vie ». De courts récits, tour à tour narquois, lucides ou graves, par lesquels il nous insuffle sa folie, son appétit d’amour et Omega Replica Watches sa poignante reconnaissance de la mort. Les fêlures insoupçonnées d’un éleveur de chevaux nous « montent au cerveau en finesse ».

« La première fois que je vous ai vue, un printemps, je me souviens, un jour de printemps ensoleillé, j’étais dans le parc, sous l’eau, j’étais encore sous l’eau, je jouais avec la neige de Cheap Breitling Replica pétales de cerisiers, mon amour, tu as soufflé ton odeur dans le tuba, c’était divin, la vie revenait sur la terre. »

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ISBN 978-2-913904-37-8 | 13,5 x 20 | 144 p.

À la recherche d’un passé perdu, le temps d’un voyage, Adam Biro et sa femme Karin tiennent un journal à deux voix, tête-bêche. Lui écrit en français, elle en allemand, sa langue maternelle, dont le texte est traduit.
Ils nous content une plongée dans l’histoire édifiante de Koenigsberg devenue l’enclave russe de Kaliningrad. De la colonisation germanique à l’occupation soviétique, cette ville fut et reste marquée par la haine. Pogroms, exécutions sommaires, déportations massives s’y sont succédé jusqu’à l’éradication totale du passé. Les commentaires de photos que nous ne voyons jamais décrivent des champs de ruines au milieu desquels ont repoussé des barres d’immeubles staliniennes désormais déglinguées, trouées, rafistolées… « Tu n’as rien vu à Kaliningrad », comme à Hiroshima : parce qu’il n’y a plus rien à voir.
Dans le cours de son récit s’imposent à Karin les liens inconscients unissant le judaïsme de son mari, son histoire individuelle et l’Histoire collective du XXe siècle.


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ISBN 978-2-913904-22-4 | 14,5 x 21 | 272 p.

Après cinquante ans d’insomnies peuplées de disparus, un père juif va mourir. Disparaître à son tour. Héritier de ses angoisses, Joël, son fils, choisit une analyste aux options catégoriques qui l’envoie à Buenos Aires se mêler d’une autre disparition, celle du père argentin de Silvana, sa compagne, avalé par les années de la dictature.
Il part, seul. Au fil d’une enquête quasi policière se découvrent simultanément le narrateur, le personnage qu’il poursuit, et les témoins qu’il rencontre dans la ville foisonnante. Peut-on prendre en charge les failles identitaires de la personne avec qui l’on vit ? Endosser une filiation par procuration ? Même avec humour, ce n’est pas sans risque.

« Je regarde par la baie vitrée le ciel plombé de nuages noirs, bas, tombant sur le Rio de la Plata qui nous sépare de l’Uruguay mais ressemble d’ici à une lagune, et dans lequel les corps des victimes ont été jetés, il y a vingt-cinq ans. On y aperçoit quelques pêcheurs, tracés fragiles dans ce paysage désolé. Des avions passent au ras des bâtiments. Un son assourdissant et inquiétant qui fait gronder les fondations. Diego me dit qu’un jour un de ces avions heurtera la Faculté, et ce sera la fin pour lui et ces utopistes. Il me conseille de m’allonger dans le grand fauteuil, […] qu’en Argentine personne ne s’étonne de voir quelqu’un endormi dans un bureau pendant que le directeur reçoit. Il ajoute que l’avion ne tombera pas ce jour-là. Convaincu, je m’allonge et je rêve. »


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ISBN 978-2-913904-19-4 | 13,5 x 20 | 128 p.

Les rives de l’Orénoque à la saison des pluies, une fondrière en travers d’une piste africaine, un wagon de TGV stoppé en rase campagne… À la fois décors et pièges. Dix récits narquois, voire cyniques, nourris de petits riens qui dégénèrent, d’indices annonciateurs de catastrophes frôlées ou accomplies. Une Cheap Rolex Replica morale s’esquisse, équivoque, entre ce qui aurait pu être et ce qui a été.

« Il pense qu’il n’a jamais séduit une femme à jeun. Ou plus exactement, qu’à jeun, il n’a jamais séduit une femme. Parce que lui, ivre, a séduit des femmes à jeun. Donc responsables de leurs actes. Qui l’ont aimé comme il était. Ivre. C’est réconfortant. D’ailleurs, il a également séduit des Cheap IWC Replica femmes ivres. Pour un peu, il s’assoupirait. Il baille. »


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ISBN 978-2-913904-38-5 | 13,5 x 20 | 160 p.

Au fond des ruelles de villes marocaines, ou dans leurs faubourgs écrasés de ce soleil qui n’efface pas les misères mais les fige dans un é­blouis­sement, des enfants naissent et meurent, certains s’échappent. Les vieux peuvent encore rêver de leur lutte émancipatrice contre le colonialisme mais pour les jeunes, seul le zodiac en direction de Malaga et le travail dans les serres du sud de l’Espagne semble une perspective radieuse. Encore faut-il survivre à la traversée.

– Personne ne peut me dire où se trouve notre cher pays le Maroc !
Un silence de sourds-muets régna dans la classe. Soudain, un élève leva le doigt, les autres se tournèrent vers lui : miracle, quelqu’un allait leur montrer où se trouvait leur pays ! Le maître sourit :
– Vas-y Hassan ! Tu as la parole !
– Notre pays se trouve… se trouve près de l’Espagne et non loin de l’Italie.
Le cours de géographie se terminait. Les élèves étaient contents d’avoir appris la position de leur pays. Ainsi ils pouvaient le dire à leurs parents et à leurs petits frères. Wahid, ce soir-là, le dit à son père analphabète, puis il sortit le dire à ses amis : le Maroc se situait tout près de l’Espagne et non loin de l’Italie.



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ISBN 978-2-913904-06-4 | 14,5 x 21 | 112 p.

Un éclairage oblique, rasant, porté sur l’enfant Genet, gosse de l’Assistance, « petit Paris » placé chez des villageois d’Alligny-en-Morvan. L’auteur traque l’ombre du poète dans la vieille bâtisse où celui-ci passa son enfance. Dans les herbes des prairies qu’il foule à son. tour, il en révèle l’empreinte. Il réveille les souvenirs des vieux du village et raconte non seulement l’enfant, mais le vieil homme revenu, brièvement, peu avant sa mort.

« Le temps est âpre. Dans le matin gelé tu peux tenir debout sur une branche noire de genêt gelé. Ici la vie t’endurcit, petit. Tu seras dur comme le granit rose et gris, insensible et cynique comme le froid d’hiver, triste comme les ciels gris de neige, sombre genêt gelé. Tu as aussi le sourire étoilé de l’éclatante fleur jaune du genêt au printemps. Genêt gris, genêt jaune. Tu redescends pour la dernière fois, cette saison, la vache barrée à l’étable. Tu quittes la nature. Seule compagne. »



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ISBN 978-2-913904-56-9 | 11,5 x 18,5 cm | 60 p.

Libraires : commande directe auprès de l'éditeur.

En 1950, Jacques Prévert, ami du Saint-Jeannois Georges Ribemont-Dessaignes, accompagné de Françoise Gilot et d’André Verdet, vient à Saint-Jeannet pour la Fête des Raisins. Il tombe sous le charme du village, de son vin, de ses vignerons, de ses enfants, de ses arbres, du Baou.
Il leur dédie un long poème, Françoise Gilot l’illustre, Marianne Greenwood joint ses photographies. Les éditions Falaize publient peu après cette Vignette, « pour le plaisir et le compte des vignerons de Saint-Jeannet ».

« Et saute le bouchon
c’est la fête à Saint-Jeannet
Et le beau temps s’étale sur le Baou
[…] Rien d’autre que le soleil et l’ombre
caressant tous les arbres
rien d’autre que la vie embrassant la campagne
rien d’autre que le sang des vignes
[…] Rien d’autre que les voix des hommes et des femmes
[…] Rien d’autre que les voix des bêtes et des oiseaux
et des enfants
C’est la fête à Saint-Jeannet
»




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ISBN 978-2-913904-30-9 |  | 144 p.

Soleils ardents, cités lointaines, cafés, chambres d’hôtels… Des amants séparés s’écrivent d’un bout à l’autre du monde. Afin de mieux s’attendre ou se rejoindre un jour, ils décrivent la Cheap Breitling Replica passion qui les unit comme l’un des lieux qu’ils traversent. Un otage, emmuré dans une cave, au contact d’un fruit écrasé, à l’odeur acidulée, découvre soudain qu’il fait encore partie du monde des vivants Des voyageurs, hommes ou femmes, se croisent, s’éblouissent un instant à la lumière de l’autre, évitent ou non de s’y brûler…

« Elle se retire de la terrasse. En fermant les yeux comme un chat, il sent combien il adore la vie d’hôtel, combien tous ces hôtels où il a vécu un temps plus ou moins court incarnent pour lui autant de centres du monde. Il fait alors le vœu que ce Cheap Breitling Replica cœur-là ne s’arrête jamais de battre. Ce cœur commun aux voyageurs, aux hommes et aux femmes ardents ou détachés, au travail, perdus, amoureux, inaptes à tout ou magnifiquement accomplis… »